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Culture
"La créativité au service du Jeu Vidéo"
Rencontre exceptionnelle autour du Jeu vidéo entre l'artiste japonais Yoshitaka Amano (character designer de la série Final Fantasy) et Michel Ancel, le créateur français de jeux vidéo le plus reconnu du milieu (Rayman).
Comment se crée un univers, un jeu : débat entre Amano et M. Ancel sur le concept de «graine créative»
Création de scénarios de jeu vidéo en interaction avec des propositions du public
Dessins en direct d'Amano : croquis à l'encre de Chine
Projections
Grâce à l'invitation d'Objectif 3D et l'aimable concours de Shibuya International .
Partenaires de l'événement : Shibuya International, Otakool.
Yoshitaka AMANO
C'est un dessinateur japonais qui devient rapidement concepteur de personnages après avoir été embauché par les studios d'animation Tatsunoko. Amano travaille sur plusieurs séries tel Gatchaman et Maya l'abeille. En 1982, Amano quitte Tatsunoko pour fonder son propre studio indépendant, Ten Productions, où il crée quantité d'illustrations de style science-fiction et fantastique pour de nombreuses publications anglaises, américaines et japonaises et gagne plusieurs prix pour la qualité de son travail. Plus d'un million de ses livres d'art sont vendus au Japon et ses peintures sont exposées à Orléans, New York, Séoul et Bruxelles. Il a entre autres conçu les personnages et l'univers de Vampire Hunter D de Hideyuki Kikuchi et illustré The Sandman: The Dream Hunters, une adaptation d'une légende japonaise par l'auteur Neil Gaiman. En 1984, Amano s'associe au cinéaste Mamoru Oshii pour créer le film d'animation Tenshi no Tamago. En 1986, l'éditeur de jeux vidéo Square (alors inconnu) demande à Amano de concevoir les personnages d'un nouveau jeu, Final Fantasy et il accepte. Ce sont ses couleurs aquarelles qui donnent alors à Final Fantasy une apparence distinctive. Amano apparait en 1998 dans le film New Rose Hotel dans lequel il joue le personnage Hiroshi et met son talent au services de projets variés tel que la conception de costumes pour des pièces de théâtre.
Michel Ancel, né en 1972 à Monaco, est un concepteur français de jeux vidéo.
Durant les premières années de son existence, Michel Ancel voyage dans de nombreux pays au gré des affectations de son père, militaire. Son imaginaire fut sans doute nourri des cultures des pays où il vécut. C'est en Tunisie qu'il découvre pour la première fois une console de jeu vidéo. Dès lors, il se met à imaginer des concepts et à bidouiller sur son ordinateur.
Il commence par exercer la fonction de demomaker (programmeur de démonstrations graphiques) et après un premier projet de shoot them up avorté (intitulé Mechanic Warriors), qu'il avait proposé à Lankhor, il finit par intégrer la société Ubisoft en 1989 comme graphiste indépendant. Il participe alors au développement de The Intruder et de The Teller.
En 1992, il passe salarié et dirige le développement d'un jeu de plates-formes original, Rayman, dont le premier volet sort en 1995 sur Jaguar, PlayStation et Saturn. Le titre rencontre un succès international.
Par la suite, Michel se penche durant quelque temps sur Tonic Trouble (1999) sur Nintendo
64, un autre jeu de plates-formes/action, mais il abandonne finalement le projet en cours de réalisation pour travailler sur Rayman 2: The Great Escape (1999), aidant son héros à franchir le cap de la 3D. Les jeux de la gamme Rayman, adaptés sur la plupart des plates-formes du marché, se sont vendus à plus de 15 millions d'exemplaires dans le monde au total, faisant de Michel Ancel un des créateurs de jeux français les plus réputés.
Par la suite, Michel Ancel désire oeuvrer sur de nouveaux projets et ne retravaillera plus jamais sur son bébé, même pour Rayman 3: Hoodlum Havoc. Dans ses nouveaux studios de Montpellier, il se focalise sur un jeu d'aventure ambitieux censé se dérouler en trois parties et pour lequel il entreprend un énorme travail d'écriture. Beyond Good & Evil (souvent appelé «BGE») sort en 2003 sur PC, PlayStation 2, GameCube et Xbox. Malgré les qualités reconnues par la critique, le titre ne reçoit pas l'accueil escompté et tous les projets de suites sont alors avortés. Du moins temporairement, en effet en mai 2008 une suite est annoncé.
Le jeu a toutefois été remarqué par le cinéaste néo-zélandais Peter Jackson qui, déçu par les adaptations vidéoludiques du Seigneur des Anneaux par Electronic Arts, décide de faire appel au français pour transposer sur consoles son nouveau long métrage King Kong. Michel Ancel ressort très enthousiaste de cette collaboration internationale, livrant un jeu d'aventure immersif et sensible qui le remet sur le devant de la scène.
Sa carrière prolifique est reconnue officiellement en mars 2006, où il est fait Chevalier des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture.

